Cela fait des années que régulièrement les nouveautés autours de la communication technique et la stratégie des contenus semblent avoir pour objectif de préparer le terrain pour les chatsbots. Les chatbots sont « sexy » et cela fait vendre.

Pourtant les chatbots ne sont pas l’avenir de la communication technique.

Les chatbots sont « stupides »
L’idée n’est pas stupide. Ces intelligences artificielles sont réellement stupides. Comme l’écrit W. Knight, l’IA actuelle ne fait guère mieux que le hasard pour déchiffrer l’ambiguïté d’une phrase comme : « Les conseillers municipaux ont refusé un permis aux manifestants parce qu’ils craignaient la violence. » (Qui craignait la violence ?) Les humains font cela si facilement que nous remarquons rarement que l’ambiguïté existe. Les IA ne le peuvent pas.

Une IA qui joue au Go ou aux échecs n’a aucune idée de ce qu’elle fait. Elle ne fait qu’analyser un ensemble de données statistiques.

Ils sont loin d’être prêts à vous aider à résoudre votre problème techniques

En d’autres termes, les chatbots peuvent être très efficaces pour commander des trucs sur Amazon (Google, etc.) ou vous dire de mettre un manteau parce que les prévisions annoncent qu’il va pleuvoir, mais ils sont loin d’être prêts à vous aider à résoudre votre problème technique.

Mais même s’ils étaient beaucoup plus intelligents qu’ils ne le sont, les chatbots ne seraient toujours pas l’avenir de la communication technique.

Les chatbots sont une interface en ligne de commande.

Vous leur demandez quelque chose. Ils vous répondent (souvent bêtement, qui n’a pas fait le test avec son smartphone). C’est ce que fait une interface en ligne de commande (vous voyez, ce bel écran noir, texte blanc). En fait, nous utilisons des chatbots depuis longtemps, mais ils ne parlaient pas.

Dire des platitudes n’est pas le summum de l’intelligence

ELIZA, un chatbot créé dans les années 1960 au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT, pouvait jouer le rôle d’un psychothérapeute de bas étage. Dire des platitudes réconfortantes à des personnes au cœur brisé n’est pas le summum de l’intelligence. N’importe quel écolier sympathique peut le faire.

La résolution de problèmes techniques complexes est beaucoup plus compliquée parce que le domaine est forcément bien plus diversifié. Mettre une interface vocale sur l’IA ne va pas changer cela.

Les interfaces en ligne de commande, qu’elles soient visuelles ou verbales, ont toujours le même problème : elles ne permettent ni la découverte, ni l’exploration.