Publier sur de multiples supports et faire baisser ses coûts

Publier un contenu sous différents formats, déterminer qui consultera quelle information et travailler en amont pour réduire les coûts de publication.

Lorsque j’invite des amis le dimanche, j’ai de plus en plus de mal à savoir quoi leur servir. Certains sont végétariens, d’autres ne supportent pas le gluten, un autre aime avoir une belle assiette bien dressée et un dernier encore mange avec des baguettes !

Je me suis littéralement « pris la tête » à vouloir satisfaire chacun d’eux avec un plat par personne – ou presque. Et dresser une assiette façon chef étoilé, ne m’en parlez plus…

Ma solution pour passer un dimanche convivial, une base commune copieuse : hop du riz. Puis quelques viandes pour les carnivores, des légumes séparés et ainsi de suite dans des contenants séparés. Et je fais très attention à ce que chaque élément soit bien identifié et aie un peu de « gueule ».

Je sers chacun séparément, j’arrive même à dresser une belle assiette car j’ai plus de temps.

Quel rapport avec la publication ? Disons à peu prêt tout en terme de préparation et de présentation.

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publication multi supports
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Publier dans différents formats avec la même source de contenu est logique et réduit le risque d’erreur humaines

Papier, PDF, web, Android et réalité virtuelle

Préparer un document pour l’impression se fait historiquement au moyen d’outils spécifiques, souvent fiefs des amateurs de la marque à la Pomme.

Prenons Indesign qui permet une mise en forme soignée, détecte que les images soient de qualité suffisante, ajoute les traits de coupe, les débords et on choisit même la machine sur laquelle on va produire (concrètement, son standard : Fogra par exemple).

Préparer une publication web selon les besoins de l’entreprise fait appel à d’autres logiciels. Moodle, WordPress, Deamweaver et bien d’autres n’ont pas besoin de mise en forme avancée, elle est plus simple et souvent gérée par une feuille de styles (CSS pour les connaisseurs).

Viennent ensuite la kyrielle de rapports sous Word, Libreoffice. Les documents techniques sous FrameMaker, LaTeX et bien d’autres.

Bref, j’ai non seulement des Végans (je n’ai rien contre les Végans !) mais en plus, ils veulent des assiettes en bambou et mangent avec des baguettes…

Dans la pratique, je vais reprendre le document de mon collègue concepteur sous Word, en extraire une partie du contenu et le traiter sous FrameMaker pour en faire un manuel PDF. Ensuite, je vais découper mon manuel en plus petites sections pour les introduire dans Moodle. Ceci est un exemple concret et véridique.

La réalité virtuelle, un véritable repas de chef d’état

Parlons également un peu de réalité virtuelle et d’application y relative. Alors là, nous avons invité à notre table le Conseil fédéral (ou un chef d’état). Il va falloir pré-traiter nos fichiers de conception 3D (tessellation, réorganisation) et reprendre procédure après procédure pour ne retenir que les démarches et pas les contenus rédigés. Très protocolaire.

Nous allons donc appliquer la même façon de procéder qu’en cuisine. À moins que refaire encore et encore les mêmes démarches, avec tous les risques d’erreur humaines que cela engendre reste une option intéressante – dans ce cas, bon dimanche !

La solution que nous avons retenue est de stocker de manière séparée les différents éléments de notre documentation dans des fichiers séparés (riz, pâtes, légumes). Nous allons ensuite les identifier avec précision (ce que nous appelons nos articles) : bureau des méthodes, procédure de maintenance, machine, identifiant interne des composants.

Ensuite, nous les assemblons correctement selon nos lecteurs et notre vecteur de publication : mode d’emploi utilisateur, français, impression professionnelle.

Tout cela est parfaitement humain, je vois devant moi mon riz, mes légumes et ma viande. Je les assemble dans une même assiette avec soins – je chauffe mon assiette pour le fin gourmet. Ici, je sélectionne dans un logiciel donné (Selon l’entreprise et ses besoins : XMetal, MadCap Flare, ST4) mes articles, je les ordonne et je publie avec traits de coupe, et dictionnaire de césures françaises. J’obtiens ainsi un document PDF haute résolution ressemblant trait pour trait à ce qu’Indesign m’aurait permis de faire.

Évidemment, cet exemple est simplifié – un peu – mais dans la pratique, avec de l’expérience, c’est proche. Et si vous n’avez pas la pratique d’Indesign sachez que le maîtriser est bien plus chronophage que l’usage de nos outils métier.

L’imprimeur, le développeur et le chef de projet

Dans notre vie au quotidien, avoir le temps et les moyens d’agir sur le fond et préparer sa structure de données n’est souvent simplement pas possible tout de suite.
S’assurer qu’on s’adresse avec le bon niveau de langage (pas trop technique pour l’utilisateur, précis et sommaire pour le technicien) non plus.

Donc, aujourd’hui, j’ai 12 invités qui arrivent le ventre vide !
Enfin, j’ai plusieurs réimpressions à faire et une aide en ligne en jachère.

Nous pouvons intervenir immédiatement. Nous avons un très bon réseau d’imprimeurs partenaires et identifions rapidement ce qui pourrait être bloquant dans un document à imprimer.
Nous disposons également d’excellentes compétences en développement (objet, web, multi plates-formes).
Vous ne voulez pas vivre cauchemar en cuisine ? Je pense que nous pouvons éteindre les casseroles qui brûlent tout de suite …

communication technique, rédaction et illustration